Tirana ne dispose ni de métro ni de tramway. Les déplacements reposent sur la marche, sur un réseau de bus urbains et sur les taxis.
Le centre se parcourt facilement à pied. La place Skanderbeg, le boulevard des Martyrs de la Nation, le quartier de Blloku et le grand parc du lac artificiel s'enchaînent en une trentaine de minutes de marche. Les trottoirs restent inégaux et le stationnement sauvage oblige souvent à descendre sur la chaussée.
Une vingtaine de lignes desservent la ville et sa périphérie. La plupart passent par le centre, à proximité de la place Skanderbeg. Le billet unique coûte 40 lek sur le réseau urbain et un peu plus sur les lignes suburbaines. La vente se fait à bord, auprès d'un receveur qui circule dans le véhicule, et le paiement s'effectue en espèces, en petites coupures. Les bus roulent du matin jusqu'en soirée, avec une fréquence élevée sur les axes principaux.
Uber et Bolt n'opèrent pas en Albanie. Les habitants passent par des applications locales de réservation, parmi lesquelles Speed Taxi, Patoko et Vrapon. Les taxis classiques stationnent aux carrefours et devant les hôtels. Une course dans le centre revient généralement à quelques centaines de lek. Un accord sur le prix avant le départ évite les mauvaises surprises quand le compteur reste éteint.
Le Dajti Ekspres relie le quartier de Linzë au flanc du mont Dajti, à l'est de la ville. La montée dure une quinzaine de minutes et dégage une vue d'ensemble sur la plaine. La cabine fonctionne du mercredi au lundi, à partir de 9h, avec une fermeture hebdomadaire le mardi. Les billets s'achètent uniquement à la station basse.
L'aéroport international de Tirana se trouve à Rinas, à une vingtaine de kilomètres du centre. Une navette régulière, connue sous le nom de Rinas Express, relie le terminal aux abords de la place Skanderbeg. Le trajet dure de 30 à 45 minutes selon la circulation et le billet coûte 400 lek, payable à bord en lek ou en euros. Les taxis assurent la même liaison pour un tarif nettement supérieur.
Les autocars interurbains partent de deux terminaux situés en périphérie. Le terminal nord dessert Shkodër, Lezhë, Kukës et le Kosovo. Le terminal sud couvre Durrës, Vlorë, Berat, Gjirokastër et Sarandë. Des lignes urbaines les relient au centre.
La conduite en ville reste éprouvante aux heures de pointe et le stationnement manque dans le centre. La voiture perd l'essentiel de son intérêt pour un séjour limité à la capitale.