Monde du travail à Tirana

Tirana concentre les emplois qualifiés du pays. Le marché y est tendu, faute de candidats plus que faute de postes.

Salaires et cotisations

Le salaire mensuel brut moyen atteignait 90 119 leks au premier trimestre 2026, en hausse de 9,6 % sur un an selon l'INSTAT. Cela représente un peu moins de 1 000 euros au taux de change de 2026. Les activités financières et l'information paient le mieux, avec 157 434 et 131 747 leks en moyenne. Le salaire minimum légal est passé à 50 000 leks par mois en janvier 2026. L'impôt sur le revenu du travail prélève 13 % jusqu'à 2 040 000 leks par an et 23 % au-delà. Les cotisations s'élèvent à 11,2 % pour le salarié et 16,7 % pour l'employeur.

Marché du travail

Le taux de chômage tournait autour de 8,3 % en 2025. La progression rapide des salaires, proche de 9 % par an, traduit la tension sur le recrutement. Tirana rassemble l'administration centrale, les banques, les médias et la plupart des sièges sociaux, d'où la concentration des offres.

Émigration de la main-d'œuvre

L'émigration façonne le marché du travail albanais. La population résidente s'établissait à 2 363 314 habitants au 1er janvier 2025, après trois décennies de départs vers l'Italie, la Grèce, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Les envois de fonds des émigrés pèsent environ 5 % du PIB. Ces départs poussent les salaires vers le haut et vident certains métiers. Les centres d'appels en offrent l'exemple le plus net, avec un effectif tombé de 25 000 personnes en 2015 à moins de 10 000 en 2023.

Secteurs porteurs

Le tourisme et l'hôtellerie recrutent chaque saison, portés par plus de 12 millions de visiteurs étrangers en 2025. La construction embauche massivement à Tirana. Les services numériques progressent et remplacent peu à peu le télémarketing. La banque, l'assurance et la distribution comptent parmi les employeurs les mieux rémunérés.

Recherche d'emploi

Les offres circulent sur les portails albanais d'annonces et sur les réseaux professionnels. L'agence publique de l'emploi assure l'orientation et la formation. L'anglais est courant chez les diplômés et l'italien reste répandu. Le français ouvre surtout des portes dans les organisations internationales et le tourisme.

Droit du travail

Le code du travail fixe la semaine à 40 heures sur 5 jours. Le contrat à durée déterminée ne dépasse pas 3 ans et la période d'essai est limitée à 3 mois. Les congés annuels payés atteignent au moins 22 jours ouvrables. Le préavis varie de 15 jours à 3 mois selon l'ancienneté. Le contrat doit être rédigé en albanais. Les ressortissants de l'Union européenne travaillent sans permis. Les autres nationalités relèvent du permis unique, qui vaut titre de séjour et autorisation de travail.