Tirana rassemble la majeure partie de l'enseignement supérieur albanais. Les grands établissements publics du pays y siègent, aux côtés de la quasi-totalité des universités privées.
L'Université de Tirana, fondée en 1957, reste la plus grande du pays avec environ 23 500 étudiants, six facultés, deux instituts et 174 programmes répartis sur 3 cycles. L'Université polytechnique forme les ingénieurs et les architectes. L'Université de médecine, l'Université agricole installée à Kamëz, l'Université des arts et l'Université des sports complètent l'offre publique de la capitale. Le système suit l'architecture européenne en licence, master et doctorat.
Les universités privées se sont multipliées après 2005, avant un sévère tri administratif en 2014. L'Université européenne de Tirana, l'Université Marin Barleti, l'Université Polis et l'Université métropolitaine figurent parmi les plus établies. Epoka, d'origine turque, enseigne en anglais. L'Université catholique Notre-Dame du Bon Conseil, adossée à une fondation italienne, forme surtout des médecins et des pharmaciens.
Le droit, l'économie, la médecine et l'informatique attirent le plus de candidats. Les effectifs reculent pourtant d'année en année. Les universités publiques ont perdu des dizaines de milliers d'étudiants depuis 2013, et le total national a encore baissé de 5,5 % à la rentrée 2025. L'émigration des jeunes et la chute de la natalité en constituent les causes principales. Plusieurs filières publiques ont fermé faute d'inscrits.
Les frais restent modérés dans le public. Une année de licence à l'Université de Tirana se situe dans une fourchette de 25 000 à 40 000 leks, soit quelques centaines d'euros. Le privé pratique des tarifs bien supérieurs, de quelques milliers d'euros par an selon la filière, la médecine et l'architecture comptant parmi les plus coûteuses. Le coût de la vie à Tirana demeure inférieur à celui des capitales de l'Union européenne, même si les loyers ont fortement augmenté.
L'Albanie est membre de plein droit de l'Organisation internationale de la Francophonie depuis 1999. L'Université de Tirana appartient à l'Agence universitaire de la Francophonie et mène avec elle des projets de recherche, de numérique éducatif et d'insertion professionnelle. Sa Faculté des langues étrangères abrite un département de français. Les francophones restent une minorité en Albanie, de l'ordre de 30 000 locuteurs.