Tirana offre une restauration dense et bon marché à l'échelle européenne. Les tables vont de l'échoppe de rue aux adresses contemporaines du centre.
Les prix s'affichent en lek. La restauration de rue reste la formule la plus économique. Une part de byrek revient à une centaine de lek, un sandwich au qofte ou un sufllaqe à quelques centaines. Un repas complet dans une taverne de quartier se situe entre 700 et 1200 lek par personne. Les tables plus ambitieuses dépassent 2000 lek. La carte bancaire passe dans les restaurants du centre, mais les petites adresses fonctionnent surtout en espèces.
Trois secteurs concentrent l'essentiel de l'offre.
Les terrasses qui bordent directement la place Skanderbeg pratiquent des tarifs sensiblement plus élevés.
Le déjeuner se prend entre 13h et 15h. Le dîner commence tard, souvent après 20h30. Le pourboire n'a rien d'obligatoire. L'usage consiste à arrondir l'addition ou à laisser environ 10 % lorsque le service a satisfait.
La cuisine locale mêle héritages ottoman, grec et italien. Le tavë kosi associe agneau et yaourt cuit au four. La fërgesë combine poivrons, tomates et fromage frais. Le byrek se décline en feuilletés salés au fromage, aux épinards ou à la viande. Les qofte grillées et les grillades de mouton figurent sur presque toutes les cartes. Le poisson arrive de l'Adriatique et des lacs de l'intérieur.
L'Albanie cultive des cépages autochtones. Le shesh i bardhë et le shesh i zi dominent les vignobles de la plaine centrale et représentent une large part de la récolte nationale. Le kallmet provient du nord, autour de Lezhë, le vlosh de la région de Vlorë. Le raki, eau-de-vie de raisin ou de prune, accompagne traditionnellement la fin du repas. Les bières albanaises et le macchiato, servi à toute heure dans les cafés de la ville, complètent l'ensemble.