Tirana concentre l'essentiel du patrimoine visitable de l'Albanie centrale. La ville se parcourt à pied, du nord au sud, entre la place Skanderbeg et le grand parc. Elle garde la trace de l'époque ottomane, de l'occupation italienne et du régime communiste, dans un rayon de 2 kilomètres.
La place Skanderbeg, entièrement piétonne, forme le centre de la ville et sert de repère à tous les déplacements. Le musée historique national, l'opéra et la mairie bordent son pourtour. La statue équestre de Skanderbeg occupe son côté est.
Le musée rassemble la collection la plus complète du pays. Le parcours suit l'Antiquité illyrienne, la période romaine, la domination ottomane, l'indépendance puis la dictature. Une salle entière revient sur la répression communiste. La grande mosaïque de la façade reste le repère visuel de la place.
La mosquée Et'hem Bey occupe l'angle sud-est de la place. Ses peintures intérieures représentent arbres, cascades et ponts, motifs rares dans l'art ottoman. La tour de l'horloge se dresse à côté et son escalier mène à une plateforme ouverte sur le centre.
Deux abris militaires ont été convertis en musées. Bunk'Art 2 se trouve près du ministère de l'Intérieur et retrace l'action de la Sigurimi, la police politique. Bunk'Art 1 occupe un bunker bien plus vaste au pied du mont Dajti, entre archives et installations artistiques.
La Maison des feuilles occupe l'ancien siège des services d'écoute, à deux pas de la place Skanderbeg. Le bâtiment a servi de clinique, puis de poste de la Gestapo. Les pièces conservent micros, caméras et dossiers de filature.
La pyramide se dresse sur le boulevard, au sud du centre. Conçue comme mausolée du dirigeant communiste, elle abrite aujourd'hui un centre de formation aux métiers du numérique. Des escaliers extérieurs montent jusqu'au sommet et l'accès reste libre.
Blloku s'étend à l'ouest du boulevard, derrière la pyramide. Ce quartier arboré était fermé au public et réservé aux dirigeants du régime. Il rassemble aujourd'hui la plus forte concentration de cafés, de bars et de restaurants de la ville.
Le téléphérique relie la périphérie est de Tirana aux hauteurs du mont Dajti. La montée dure un quart d'heure au-dessus de versants boisés. Le plateau d'arrivée ouvre sur la plaine et porte restaurants et sentiers de randonnée.
Le lac artificiel se trouve dans le grand parc, au sud du centre. Une allée en fait le tour et sert de promenade aux habitants. Le parc abrite un jardin botanique, un zoo et le palais présidentiel.
Au-delà des sites consacrés à la dictature, la ville compte des institutions plus discrètes. La Galerie nationale des arts expose la peinture albanaise, dont un fonds de réalisme socialiste. Le musée archéologique national présente le mobilier des sites illyriens et romains du pays.
Le grand parc reste la sortie la plus simple avec des enfants, entre ombre, aires de jeux, pédalos et petit zoo. Le parc Rinia, en plein centre, offre un espace de jeux. Le téléphérique du Dajti plaît aux plus jeunes et le plateau se prête au pique-nique. Le Nouveau Bazar, à l'est du centre, mélange étals de fruits, épices et restaurants.