Tirana s'étend à 110 mètres d'altitude, adossée au massif du Dajti et ouverte sur la plaine adriatique. La montagne, les lacs et les grands parcs se trouvent à quelques minutes du centre.
Le Grand Parc, au sud du centre, couvre 289 hectares. Il s'organise autour d'un lac artificiel de 55 hectares, retenu par une digue de 400 mètres, et abrite un jardin botanique de près de 15 hectares. Aménagé au milieu des années 1950, il rassemble environ 120 espèces d'arbres, d'arbustes et de fleurs. Les habitants y viennent courir, marcher et pique-niquer.
Le Dajti culmine à 1 613 mètres, à 26 kilomètres à l'est de la ville. Le parc national créé en 1966 s'étend sur près de 294 kilomètres carrés. Le téléphérique Dajti Ekspres relie la lisière orientale de Tirana au plateau sommital en un quart d'heure, sur 4,7 kilomètres. Le belvédère domine toute la plaine.
Les basses pentes portent maquis et myrte. La chênaie occupe la tranche de 600 à 1 000 mètres, mêlée de hêtres et d'érables. Les conifères prennent le relais au-dessus. Le parc abrite sangliers, renards roux, lièvres, écureuils et chats sauvages, ainsi que des loups et des ours bruns devenus rares.
Les sentiers du Dajti partent du plateau sommital et des villages de la lisière du parc. Le lac de Bovilla, à une quinzaine de kilomètres au nord-est, offre l'autre grande sortie de la région. Ce réservoir fournit l'essentiel de l'eau potable de Tirana. La montée au belvédère du Gamti demande une trentaine de minutes depuis la piste d'accès.
Plusieurs lacs artificiels entourent la ville, à Farka, Tufina et Kashar. La Lana traverse le centre et la rivière Tirana longe le nord. La qualité de leurs eaux reste mauvaise. Le réseau d'assainissement, conçu dans les années 1960, rejette encore des eaux usées non traitées, et la station d'épuration prévue à Kashar n'a jamais été achevée.
La municipalité poursuit un projet de ceinture verte dessiné par l'architecte Stefano Boeri. Il prévoyait deux millions d'arbres autour de la ville à l'horizon 2030. Environ 61 000 plants ont été mis en terre en 6 ans, un rythme très inférieur à l'objectif. Dans le même temps, l'urbanisation a réduit les surfaces naturelles.